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2 Mois après le retour: les news!

August 12, 2019

 

Ecrire quelque chose sur notre retour de tour du monde est de loin l’article le plus dur qu’il me soit d’écrire. J’y suis restée la matinée !

Retour en arrière:

Nous quittions New York le mercredi 30 Mai pour atterrir à Paris le 31 puis enfin arriver à Nice le 1er Juin.Un retour riche en émotions malgré une tentative de retour surprise foirée quelques heures avant le grand départ. Fort heureusement tout n’était pas complètement gâché!

J’ai retrouvé mon chéri, mon gros chat, qui m’avaient tant manqué. Le soir Ludo avait spectacle d’impro, mais il ne se doutait pas que cette date était loin d’être dû au hasard et que c’était quelque chose de mûrement préparé avec la complicité de son prof et patron du café théâtre le Toucan : Cyril. 

À la fin du show je devais monter sur scène poser un genoux à terre, bague à la main. Et je l’ai fait !
C’était assez surréaliste, je n’en reviens pas moi même d’avoir osé le faire et surtout monter sur scène devant tout ce publique présent ! Un évènement qu’on n’est pas prêt d’oublier.
 

Les jours passent l’euphorie des retrouvailles, invités un soir sur deux, le mois de Juin file à une vitesse hallucinante, j’ai beaucoup dormi les deux premières semaines, je ne vois pas le temps passé, et tout d’un coup, c’est comme-ci, 48h après être rentré nous étions déjà au mois de Juillet.

En Juillet les choses sont devenues compliquées pour moi. Je n’avais plus envie de rien. Ni de voir du monde, ni de penser ou encore moins parler de tour du monde. Ce voyage me paraissait déjà être une parenthèse lointaine dans ma vie, voir même d’appartenir à une autre vie. Le simple fait de regarder mes photos de voyage me plongeais dans un tourbillon d’émotions toutes plus contradictoire les unes que les autres.
Sortir de mon lit, faire quelque chose de mes journées est devenu clairement une épreuve. Alors j’ai décidé de laisser aller et de lâcher prise. De me laisser du temps puisque c’était ce don j’avais besoin.

J’ai souvent entendu pendant et après mon voyage « oh ça va tu étais en vacance ! » bougre non! Un tour du monde c’est tout sauf les vacances! Un voyage au long court avec un enfant, c’est vraiment très intense, le cerveau ne se repose quasiment jamais. J’ai aussi entendu depuis que je suis rentrée « oh ça va tu ne fais rien de tes journées, t’as pas de quoi être fatiguée », comme-ci on se remettait d’une aventure aussi prenante en quelques semaines. On n’a pas idée de ce que c’est tant qu’on ne l’a pas vécu. 

J’ai naïvement imaginé que le retour serait facile. J’avais passé du temps à réfléchir à mon avenir, à ce que je ferais une fois rentrée, j’étais pleine de projet, presque soulagée de rentrer car je commençais à tirer sur la corde, j’avais besoin de retrouver mes repères, je ne voyais donc pas, comment la « dépression » aurait pu se pointer. Eh bien malgré tout, je n’y ai pas échappé au (gros) coup de blues « post-travel ».
J’ai tenté de palier à la déprime en m’achetant des plantes avec pour objectif de les faire fleurir, et je me suis découverte la main verte (alors qu’avant j’étais capable de faire crever une plante grasse).
Je me suis mise aux cosmétiques maison pour occuper quelques uns de mes après-midi.
Se sont des petits pas grands choses, mais qui l’air de rien permettent de ne pas sombrer complètement. Alors entre deux siestes ou fare niente devant Netflix j’ai confectionné; savons, shampoings solides, lessive, dentifrice, macérât, entre autre, tout en prenant soin de mes jolies plantes. 

Vers la fin du mois j’ai commencé à me sentir mieux, je suis retournée au sport, j’ai renfilé mes chaussures pour aller courir, j’ai pu rouvrir mes bouquins pour réviser mon anglais (en vu d’une formation au mois de septembre), dispenser à nouveau ses cours à mon fils (la rentrée va vite arriver maintenant) et puis sont venues « les vacances » en famille...
Préparer, planifier, budgétiser, organiser le backpack, reprendre la route, gérer l’itinéraire, penser à demain... en fait, c’était trop tôt pour moi. Un peu comme reprendre le boulot trop tôt après un burn-out très intense. J’ai apprécié découvrir ces nouvelles villes où nous sommes allés (Porquerolles, Hyeres, Toulouse, Corde-sur-Ciel, Albi), mais j’étais dans un état de stresse intense, les nerfs à fleurs de peau. Je n’avais qu’une hâte, rentrer à la maison. Le budget parti plus vite que prévu nous aura fait revenir une semaine plus tôt, à mon grand soulagement. 

Lorsque nous sommes revenus, j’étais repartie au point de départ: plus envie de rien.
Je me suis forcée à entretenir l’instruction d’Estéban, et un jour sur deux à réviser ma grammaire en anglais.
La rentrée de mon fils approchant, la pression a commencé à me tomber dessus.
La peur qu’il n’aille pas en 6ème, ses angoisses à lui quant à sa rentrée des classes (angoisses fomentées à cause de personnes trop bavardes...), en a rajouté une bonne couche sur mes épaules déjà bien affaissées.
Bref: Vivement la rentrée que je puisse être soulagée et recommencer à respirer ! 

Quant à mon fils, lui, à eut du mal au début, les premiers jours du retour. Il ne pouvait pas parler du tour du monde sans avoir les larmes aux yeux. Il aurait voulu que ça continue encore et était partagé entre « content de retrouver son chez lui » et « déçu que l’aventure se soit arrêtée ».
Il rêve depuis de bus aménagés, de vans, de pvt pour pouvoir parcourir le monde, d’études à l’étranger bref, il choppé le virus et à hâte qu’on parte vivre au Japon (j’ai émis l’idée et le projet mais pour lui c’est déjà acquis, on y va! -rire- ) .
Il me fait des grasses matinées digne d’un ado (se réveille entre 10h et 12h). Et profite finalement plutôt bien de sa routine retrouvée. Il a pu revoir quelques un de ses copains/copines, en bref, il est tout sauf malheureux. 

Voilà oú nous en seommes après deux mois de retour à une vie « normale ».

 

J’espère réussir à compléter les articles manquant sur mon blog très bientôt et finir de poster nos quelques vidéos de voyages en attente de montage. 

Je ne pensais vraiment pas que ça deviendrait une épreuve que de me rebrancher sur mon blog ou ma page facebook une fois rentrés. Je m’attendais au contraire à être plutôt à fond dedans et savourer chaque miette de chaque souvenir de chaque pays. Que nenni... je suis dans le dénis total (pour l’instant). 

Un voyage? Quel voyage? Ahhhh ça! 

Finalement, c’est difficile de retrouver ses marques après un tour du monde. De savoir ce dont on a réellement envie. De comprendre ses propres besoin.
Même si je n’en parle plus trop, ce tour du monde reste l’aventure de ma vie, une des plus belles choses que j’ai pu accomplir, un des moments où je me suis sentie le plus vivante, où j’ai accompli plus de choses que je ne m’en pensais capable. Je me suis surpassée, j’ai outrepassé toutes mes limites.
C’était dur. Ce n’était pas les vacances. Et à la fin j’en avais plein le dos de mon backpack, je ne pouvais plus le voir, même en photo. Mais malgré les hauts et les bas du voyage, malgré la fatigue accumulée, cette aventure au 4 coins de la planète c’était une expérience incroyable qui change à tout jamais. Et ce n’est qu’une hstoire de mois avant de rêver à nouveau de voyage au bout du monde. Le Japon est bien dans le target, même si je sais toutefois que, comme il en a toujours été, on ira là oú le vent nous portera. 

Vous avez été nombreu-ses-x à nous poser la question: Notre pays préféré à l’unanimité a été le Japon ! (Suivi de très très près par la Polynésie Française - en vrai, on n’arrive pas à départager!- )

Voyageusement vôtre!


Delphine. 

 

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