Wild wild west

March 10, 2019

 

Nous avons atterrit à San Francisco en fin de journée. Après avoir patienté 3h, passé un questionnaire digne d’un interrogatoire criminel aux services d’immigrations, c’est en robe d’été, sandales et chapeau de paille, backpack sur le dos que je faisais mon premier pas sur le sol Américain. Je n’avais plus pensé que nous étions encore en plein mois de février, et j’aime autant vous dire que le choc des températures fut violent. Une fois au bord du bus je m’empressais de sortir, pull, tenis et chaussette pour survivre à ce froid hivernal.

Nous arrivions une heure plus tard à notre hôtel. Ou plutôt notre taudis... Tout y était vieillot, moche, se cassait la figure, toilette et salle de bain sur le pallier, c’était aussi glauque que les formule 1 en France, mais à un prix exorbitant pour ce que c’était. Malheureusement, c’est ce que j’avais trouvé de moins cher.
Bon ça ne nous empêchera pas de vivre, nous avons vu pire pendant notre voyage. La vraie frustration, étant de payer cher, pour un truc aussi minable.

La chambre est malgré tout bien équipée. Télé, bureau, micro onde, frigo et un petit lavabo.

Première sortie dans les rues dans San Francisco. Je suis choquée, par le nombre de sdf sur chaque trottoir, de chaque rue, majoritairement noirs, alcoolisés, drogués et mal en point. En fait, cela faisait des mois et des mois, que je n’avais pas été confronté à une telle misère. Ça crève le cœur à constater, et de ne pouvoir rien y faire. À part leur sourire quand ils nous sourient, ou discuter s’ils nous abordent gentiment pour parler de la pluie et du beau temps, je n'avais guère plus à leur offrir. Je ne m’attendais pas à ça venant d’un pays supposé être la deuxième plus grande puissance mondiale.

Au delà de la misère environnante, tout y est absolument hors de prix. N’est pas donné à qui veut de vivre dans cette ville.

Malgré mes sentiments mitigés, cela ne nous empêchera pas de sortir découvrir la ville et d’avoir l’impression de déambuler en plein tournage des Avengers. Oui! On reconnait tout ! Les buildings, les avenues, les monuments! Il y avait comme une impression de déjà vu (rire).

Le quartier chinois est dépaysant et nous rappel un peu notre passage en Corée avec ses magasins vendant toutes sortes de poissons séchés, plantes médicinales, nourriture asiatique et bric à brac.

La quartier latin est très calme, les maisons ont du style, sont colorées, beaucoup de restaurant Italien.

Le quartier des pécheurs, d’où l’on peu apercevoir l’île d’Alcatraz, les ferrys, des musées. Un coin animé par les musiciens de rues et ses magasins souvenirs. C’est ici que nous découvrirons une curiosité. Un genre de musée des automates, où nous retrouverons toutes sortes de machine rétro, depuis la grosse dame au rire effrayant, les diseurs de bonne aventure comme dans ce film don le nom m’échappe, ces petites machines où quand on y mets une pièces on assistera des scène les plus glauques, à des danses de poupées. C’est un retour dans le temps garantis, où nous aurons laissé bon nombre de pièces d’un quart de centimes.

La visite d’Alcatraz est prenante, même bouleversante. Arrivés sur l’île, le bâtiment impressionne déjà quand on connait un peu son histoire.
Une fois à l’intérieur, guide audio sur les oreilles, on se laisse guidé de quartier en quartier, au son de la voix nous narrant les aventures et mésaventures, de la vie dans la prison. Depuis les plus dangereux criminels, aux plus créatifs, l’organisation de la vie à Alcatraz, les gardiens, les tentatives d’évasions, l’isoloir, le réfectoire. C’est très immersif. Rentrer dans une cellule d’isolement, dans laquelle on sait que Al Capone ou Birdman y ont séjourné, retourne, et donne des frissons.
À la fin de la visite nous rencontrerons un ancien prisonnier, très âgé, venu ici pour faire dédicacer son livre. J’ouvre une page au hasard, je la lis, je suis conquise. J’achète son livre relatant sa vie dans la prison, et part à sa rencontre. Il y avait beaucoup d’émotions dans son regard. Je pouvais terriblement ressentir, ce que ça pouvait lui faire, d’être présent ici aujourd’hui. Quelques mots et un regard que je n’oublierai jamais.

La nostalgie du Japon et le mal du pays, guideront mes pas vers le quartier Japonais et les jardins Japonais de San Francisco. Plus vrai que nature, on s’y croyait vraiment ! Restaurants, magasins, architecture, nature, lanternes, statue de Bouda, rappelaient à mes souvenir notre fabuleux séjour en terre Nippone. J’y ferais encore quelques folies (comme si je ne m’étais pas assez lâchée au Japon !)

Nous irons à deux reprises au parc de Golden gate où Estéban aura plusieurs fois l’occasion de se faire des copains français avec lesquels jouer et moi de continuer à dévorer les aventures de la bicyclette bleue.

Les rues des quartiers chics de la ville sont vraiment belles et apaisantes, comparé au brouhaha du centre. Ce mélange des genres dans la structure des maisons est curieux, mais ça à de l’allure!

Mon impression sur SFO est en demi-teinte. Il y a de belles choses à voir, c’est indéniable. Néanmoins, je n’ai pas aimé l’ambiance qui y régnait. Je m’y suis sentie très vulnérable et pas à ma place. 

Une semaine plus tard, dans un flixbus tôt le matin, nous reprenions notre voyage en direction de Reno. La plus grande des petites villes !
Comme à chaque fois que je dois partir tôt le matin, je suis incapable de fermer l’oeil de la nuit, et rattraperait celle-ci une fois posée dans le bus.
Plus tard dans la matinée, notre bus s’arrête pour faire une pose, et, quelle ne fut pas ma stupeur quand, en ouvrant les yeux je pouvais observer des mètres et des mètres de neige !!! Sur le coup je me suis demandée ce qu’il se passait genre « merde, pourquoi c’est tout blanc » ! Les montagnes, les routes, les arbres, on se sera cru au Canada! (Dire que j’avais renvoyé la plus part de mes affaires d’hivers en France après la Nouvelle-Zélande...)
Je passerais cette deuxième partie de mon voyage à dévorer ces paysages des yeux. Ce manteau blanc qui recouvrait dame nature m’émerveillais.
Nous arrivons vers 10h, et c’est Bill, notre hôte couchsurfing, qui vint nous accueillir au terminus. Un vieux monsieur très sympathique!
Il nous invitera à déjeuner au casino dans lequel il travail.

Je n’avais jamais mis les pieds dans un casino, Estéban non plus (il n’aurait même pas le droit d’y mettre un orteil dans notre pays!). C’était impressionnant !
Toutes machines, se luxe de partout, sa brille, les lumières, le resorts, les restaurants, c’est incroyablement « bling bling » et en même temps super kitch, mais c’est à voir !

Une fois restauré, il nous fera visité chaque recoin de son casino avant de nous conduire chez lui.
La maison...magnifique ! Spacieuse, classe, propre, digne d’un grand hôtel ! Nous avons une grande chambre rien que pour nous, avec la salle de bain à l’intérieur. À notre étage il y a un billard, un bar, des jeux. La cuisine est plus grande que mon salon à Grasse. De notre chambre nous avons une superbe vue sur les montagnes enneigées. Comme on s’y sentait bien !

Estéban passera sa journée à jouer au billard. Puis se fera embarqué pour un tour dans la porche de notre hôte. Bill le laissera même tenir le volant de la voiture (c’est bien les américains ça!). Ainsi, à 11 ans, mon fils pourra se venter d’avoir conduit...une porche.

Moi, fatiguée du voyage, je m’effondrais dans ce qui sera, le lit le plus confortable dans lequel j’aurais dormi depuis le premier jour de notre aventure.

Au réveil, Bill m’annonce qu’il est invité chez des amis philippins à boire un verre, et nous propose de l’accompagné. J’accepte avec joie.

C’était une situation assez cocasse, car ce qui devait être un verre, est en fait un anniversaire surprise, pour deux des voisins du quartier! Anniversaire surprise qui débutera avec une messe chrétienne dans le salon et se poursuivra par un somptueux dîner. Tout le monde était très chaleureux, on me demandait d’où je venais, alors je racontais un peu nos aventures. Ils étaient tous aux petits soins pour nous, soucieux qu’on se sente bien.
À l’heure des photos, on tenait absolument à ce que je sois dessus, j’étais leur « invité spéciale » qu’ils me disaient tous. On a bien rigolé, c’était un moment improbable mais absolument géniale !

Nous resterons quelques jours chez lui. Je l’accompagnerais même à la salle de sport (la plus chic jamais vue de ma vie), et serait à nouveau invité au restaurant avec mon fils. Bill fera de nombreuses partie de jeux avec Estéban: Billard, Otello, échec, tour de magie, tout en lui apprenant à s’améliorer dans les jeux; techniques, tactiques. Un vrai grand-père.
Quant à moi il m’apprendra à jouer au blackjack, au cas où je serais tenté d’essayer au casino. Il passera une soirée entière à m’en apprendre toutes les techniques et les secrets. 

Deux jours avant de quitter Bill, je louais ma voiture, et reprenais le volant pour la première fois depuis 6 mois. J’étais dans un état de nervosité palpable, limite les larmes aux yeux tellement j’avais peur de reprendre le volant, surtout, dans un pays qui n’étais pas le mien.
Je sors du parking sans encombre, au fur et à mesure des kilomètres je commence à reprendre mes repères. J’ai un super co-pilote à mes côtés anticipant mon gps pour les directions, ce qui m’aidera grandement pour les débuts.
Au bout de 10 minutes, nous ferons une pause petit déjeuner. On cherchait un starbuck qui se trouvait à l’intérieur d’un Casino. En le cherchant, nous ferons la connaissance d’un petit monsieur avec qui la conversation s’engagea naturellement puis, qui nous invitera même pour ce fameux petits déjeuner: « prends ce que tu veux avec ton fils, c’est moi qui vous invite ». Un peu gênée sur le coup, il insiste, ça lui fait plaisir. Alors j’accepte volontiers. On continuera la conversation attablée tous ensemble. Il nous laissera quelques minutes plus tard car il devait aller chercher sa femme. Je le remerciais vivement pour sa générosité. Nous suivrons de peu son départ. Remise de mes émotions, j’étais décidé à reprendre ma Nissan pour nous conduire à une heure d’ici au lac Tahoe.

Les paysages étaient grandioses. La neige, les sapins, le lac enneigé, ses chalets, ce que l’on voyait était complètement nouveau pour nous. La route était facile à conduire, je commençais à y prendre goût.

Pour notre dernier jour, je décidais d’emmener Estéban voir son premier match de Basket !
C’était la folie cette ambiance dans le stadium! Les pompoms girls, les étudiants, tout était comme dans les séries américaine, le public était en feu ! Mon fils surexcité et heureux! C’était fantastique !


Le lendemain, nous disions au revoir à Bill, la larme à l’oeil en le remerciant chaleureusement pour sa gentillesse et son hospitalité. Il aura été notre meilleur hôte couchsurfing en tout point de vue. Je me sens incroyablement chanceuse d’avoir pu faire sa rencontre. Nous avons eut de belles discutions ensemble. Il s’est ouvert à moi, m’a écouté. C’était vraiment comme être avec son grand père. Ça m’émeut encore de penser à cette rencontre.

Il était 9h passé, équipé en eau et en nourriture pour une semaine, voilà que nous étions en route en direction de Death Valley pour à peu près 7h de route.

Quand on a grandit avec un père qui a bercé tout nos dimanche midi, poulet frites sur fond de Walker Texas Rangers, entre autre spaghetti western, ça marque à vie (rire) ! Tu te fais une idée de l’Amérique. Pour moi l’Amérique c’était sauvage, désert, canyon, ville western, ranch ! Enfin tu vois quoi!
Et bhen c’était ça ! Tout ce que j’aurais pu voir au long de trajet de Reno à Death Valley était fidèle à cette image que je m’étais faite ! Le Wild Wild West ! 

Des anciennes villes minières presque fantômes, parfois digne de film d’horreur avec le bruit du vent s’engouffrant dans les maisons ou faisant grincer les poteaux électriques, pas âme qui vive aux alentours où presque tout semblait à l’abandon, aux routes en plein désert, j’ai croisée une multitude de différents paysages tous plus beaux les uns que les autres. Ils étaient bruts, sauvages. Conduire dans le Nevada c’est vraiment le pied! On se sent libre! Si j’ai croisé une centaine de voitures en 7h de route, c’est sûrement le maximum. Je ne suis même pas sûre d’en avoir croisé autant.
On est (presque) seul au monde, au milieu de nul part ! La liberté ! Je me sentais forte, indépendante, au volant de ma petite Nissan. J’avais la sensation que la route m’appartenais, que la seule limite, c’était le ciel !

Vers 18h nous arrivions aux porte de death valley dans une petite ville comprenant 3 restaurants, 2 stations services et quelques baraques. Après m’être assurée que j’étais autorisée à passer la nuit sur le parking de la station service «  yes darling no prob, you can stay here overnight, sweet dreams ». Je garais la voiture, épuisée du voyage mais des images de dingue plein la tête. Je sors les tacos, les haricots rouge et la sauce guacamole, les assiettes en cartons, on tante tant bien que mal de se trouver une position confortable pour dîner dans la voiture pour se festin, à la fin duquel, nous irons vite nous coucher. Emmitoufler dans nos duvets, siège avant baissé à fond, Estéban lui préfère la banquette arrière. J’ai du mal à trouver le sommeil, je ne dors que sur une oreille. Mais plus tard dans la nuit, la fatigue finira par l’emporter et m’endormirais paisiblement.

Au réveil il pleut légèrement. Je rentre dans la station service chercher un cappuccino et un chocolat chaud. J’attrape pain et confiture dans le coffre de la voiture. Il faudra admettre que niveau petit dej, c’était un gros fail. Ma boisson chaude était vraiment, vraiment dégueulasse (et pourtant, je ne suis pas difficile). Le pain de mie... je n’avais pas fait attention, était en graine de cumin... et, graine de cumin (bien parfumé) avec de la confiture de fraise (qui a plus le gout de bonbon qu’autre chose), je vous assure que ce n’est pas fameux. Heureusement, à la station il y avait du pain de mie (nature cette fois-ci).

Vers 7h nous nous mettions en route. La veille, nous avions repéré une vieille carcasse d’avion que nous voulions absolument retourner voir, on décidait donc de rebrousser chemin pour quelques dix minutes, histoire d’explorer les lieux et faire quelques photos. Le ciel noir et la pluie, conférait un certain charme aux lieux.

Puis, nous partions pour Death Valley. On fera un autre stop dans une ville fantôme. Le temps était exécrable. Et sur la route un brouillard de plus en plus épais se dessinait.
Quand finalement, soudain, nous sortions de la tourmente, plus un brin de pluie, plus de brouillard, plus rien, le ciel bleu et un grand soleil. Quelle chance !!! 

 

Je ne savais pas trop où aller dans Death Valley, et me contentais de prendre les routes un peu au hasard des panneaux que nous croiserions.
Depuis quelques ruines éparpillées retraçant l’histoire des mines et autre chercheurs d’or, red canyon, à artist palet avec ses montagnes naturellement colorées, ou natural bridge et dead sea, les décors étaient splendides. J’ai conduit toute la journée dans des décors de films époustouflants.
Vers 15h30 je commençais à fatiguer. Le temps d’une micro sieste, la prochaine ville se trouvait à 1h de là où nous étions. C’était ici que nous irions passer la nuit.

Une fois reposée, je reprenais le volant, le temps passa vite. Je trouvais à nouveau une station service dans laquelle je pouvais me garer et passer la nuit. Une petite promenade dans les alentours. Il n’y avait pas grand chose si non d’anciens accès aux mines, un motel peu engageant, quelques maisons, un bar et un restaurant. J’ai hésité un instant à rester ici la nuit, il n’y avait vraiment pas grand monde, et à la tombée de la nuit l’ambiance était sordide.
Finalement on regardera deux films sur l’ordinateurs avant de nous endormir. 

Et puis...au beau milieu de la nuit, nous fûmes réveillés en sursaut par quelqu’un qui appuyait comme un malade sur son klaxon. Pétrifiée, je n’osais à peine lever la tête de mon siège pour regarder ce qu’il se passait. J’essayais de regarder dans mes retros, mais la buée qui s’y était déposée m’empêchait toute visibilité. Le klaxon persistait non stop pendant un bon cinq minutes. Mon coeur lui bat s’emballe à toute vitesse.
Quand tout à coup le type sort de sa voiture et se met à cogner comme un malade à la porte d’une maison d’un ton agressif et menaçant:
« Open your fucking door George!!! Come on!! Dont be a pussy! Open that FUCKING DOOR !
Klaxon comme un fou -
« fuckin’around George! Open tour fucking door! Its your wife the fucking bitch! It’s not my fault George open your door don’t be a pussy!!! »

Le sang circulait à la vitesse de la lumière dans mon corps, j’entendais mon coeur battre à tout rompre, tellement j’étais paniquée.
J’ai commencé à me faire tous les films possibles et imaginables.
« Si la voiture bouge, le mec va venir, et va nous tuer »
« Si ça se trouve, il va buter George, j'vais être témoins d’un meurtre » « mais si ça se trouve, il va nous butter nous aussi »
Estéban me demande ce qu’il se passe, je lui interdis de parler, de bouger même un doigt de pied. Que je n’ai aucune idée de ce qu’il se passe. Mais qu’il ne faut surtout pas qu’on sache, qu’on est dans la voiture. Je suis dans un état de panique total que je n’avais jamais connu de ma vie, celui où tu es persuadé que ta vie est en jeu.
Impossible de faire du tri dans ma tête, ni d’être rationnelle.
Je ne pouvais pas mettre le contact et me casser en vitesse car je dormais côté passager, et qui sait de quoi se malade était capable?

Klaxon, tambourinage de porte, menaces et insultes irons bon train pendant plus d’une heure et demi. J’attrape mon téléphone, prête à tout moment à faire le 911. Avec l’espoir qu’un voisin finisse par appeler les flics.
Si ça se trouve, ce George est le seul à vivre ici.
Vers 3h du matin le calme était revenu. Et, je ne sais par quel miracle, je réussirais à me rendormir.

Quelle nuit de merde! Heureusement une fois le soleil levé, le coin reprenait des allures plus accueillantes.
Je vais à la station chercher café et chocolat chaud. On se posera sur la petite table à pic-nic pour prendre notre petit dej, sur fond de chant d’oiseaux.

Non mécontente de quitter le coin, direction: Las Vegas ! 

Vers 16h nous arrivions à l’hôtel, et ! Pour une des rares fois où j’ai eut à payer l’hôtel pendant ce voyage, nous avions enfin quelque de chose de bien à un prix plus que raisonnable !
La chambre était en fait un mini appartement très classe. Il y avait une piscine et le petit déjeuner était compris dans le prix.
Le temps de me reposer un peu. Le soir venu, nous partions nous promener dans les rues de Las Vegas. Depuis la petite Venise, en passant par Paris jusqu’à New York. Las vegas c’est la folie des grandeurs, de la démesure, de la luxure. Tout n’est qu’excès et la tentation se trouve derrière chaque portes de chaque magasins ou casinos. On y croise toute sorte de personnes toutes plus extravagantes les unes que les autres. C’est vraiment une ville à voir au moins une fois dans sa vie.
Dans le quartier de New York j’ai vendu un rein pour nous offrir un tour de montagne russe en plein cœur de la ville, et je confirme que je deviens trop vieille pour ce genre de connerie, j’ai hurlé comme une hystérique (rire).
Au fur et à mesure de notre promenade j’observais ce spectacle nocturne agité. Les immenses buildings, hôtels, tout, absolument tout était impressionnant à voir.

Le lendemain, en fin de matinée, on reprenait la route en direction d’Isabella Lake. Je commençais à arriver du côté de la Californie. Les canyons et le désert, laissait de plus en plus de place à des paysages verdoyants, une Amérique plus rurale, et ces fameux ranchs.
Nous sommes arrivés à la tombée de la nuit. Je trouvais un petit parking isolé au bord du lac sur lequel passer la nuit. Le coin était paisible. Le lac était calme. La nuit commençait tout doucement à tomber dessus.  

Au réveil, j’assistais à un sublime levé de soleil qui embrasait le ciel d’un vif rose orangé. Le temps d’un petit déjeuné puis nous partions pour le séquoia national park.
Des petites routes qui d’abord bordaient le lac, puis ensuite qui montaient dans la montagne. La neige se faisait de plus en plus présente, nous avons croisé nombre de cerfs en chemin. Avant finalement au bout de 2h se retrouver face à une route fermée pour la saison. On laissera la voiture là histoire d’aller se dégourdir les jambes une petite heure le temps d’une promenade dans la neige.
De retour à la voiture j’avais bon espoir que l’autre route qui aurait du nous mener à la ville suivante serait-elle, ouverte, mais, finalement sera fermée aussi.
C’était donc 4h de perdues, j’ai du rebrousser chemin jusqu’à Isabella Lake.
On traversera une autre partie du Séquoia National parc, aux routes zigzaguantes, entourées d’immenses collines d’un vert vif, de ruisseaux, avant d’arriver dans une région plus agricole.

Nous ferons une pause d’un peu plus de deux heure dans un restaurant mexicain. La pluie était torrentielle. J’étais fatiguée, San Francisco était encore très loin. Je n’avais aucune idée de l’endroit où nous passerions la nuit.
J’avais pensé m’arrêter la où nous étions, mais il était encore tôt, et le temps aurait été terriblement long. Je me décidais donc à conduire au moins jusqu’à 17h et je m’arrêterais quand j’en aurais marre.
Je n’ai aucune idée de la ville qui fut l’heureuse élue pour cette avant dernière nuit, mais c’est à nouveau sur le parking d’une station service que nous avons élu domicile. 

Rien de bien trépidant jusqu’à la fin de notre voyage qui se conclura sous la pluie. Je me levais tôt le matin, laissais Estéban dormir et me mit à conduire sur fond de Queen.
Embouteillages interminables à l’approche de San Francisco. La pluie était toujours là. Se fut un soulagement quand enfin, nous arrivions à midi.

Voilà j’y étais. C’était notre dernier jour, nous étions à 24h de prendre l’avion pour retrouver mon copain à Cuba.
Je me suis empresser de trouver esthéticienne et coiffeuse afin d’être toute apprêtée pour quand nous nous retrouvions. 
Une fois (presque) sur mon 31, nous passions la fin de cette journée dans un café, le temps nous offrant guère d’autres options.
Dernière nuit sur un parking. Impossible de fermer l’oeil de la nuit, trop excitée, impatiente, inquiète à l’idée de retrouver Ludo, qui lui allait arriver 12h avant moi. J’étais emportée dans un tsunami d’émotions incontrôlable. Ça faisait déjà six moi qu’on s’était laissé, c’était tellement long! Je ne réalisais pas.
Par chance je captais le wifi du supermarché de là où j’étais, ce qui me permit de pouvoir tuer le temps à défaut de réussir à dormir.
Le lendemain je devais rendre la voiture pour midi à l’aéroport. Où nous patienterons encore de longues heures, car je ne décollais qu’en fin de soirée. Merci Netflix d’exister !

.
À bientôt pour la narration de nos retrouvailles à Cuba !


Voyageusement vôtre !

Delphine.

La vidéo de notre périple américain ICI 

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