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Yoga et méditation à Playa Del Carmen

April 21, 2019

 

Bilan d’un mois passé à Playa Del Carmen.

Notre « pause  voyage » touche à sa fin, nous reprendrons la route et nos aventures là où nous les avions plus ou moins laissées, dès Mardi.

Lors d’un précédant poste sur facebook [ celui-là ] je te faisais part de ma fatigue morale et physique. J’avais atterrit au Mexique sur les rotules, le moral en berne et plus le goût à grand chose.
La fatigue cumulée du voyage, le manque de confort des dernières semaines, les maux enchainés pendant que nous étions à Cuba et le coup de grâce avec la séparation (pas séparation rupture hein!!!) de  mon amoureux après nos fabuleuses vacances ensemble à Cuba.
Je n’avais plus envie de bouger, d’organiser, même plus l’envie d’aller au Guatemala! (c’est te dire !)

Les premiers jours à Cancun, je n’étais capable de rien, si non du minimum syndical: sortir pour aller manger.
Arrivés à Playa Del Carmen, il m’aura fallut encore quelques jours pour me décider à mettre le nez dehors. 

Ce n’est pas tous les jours facile d’accepter de ne rien faire sans culpabiliser quand on vit son rêve. Je sais bien que je n’ai de compte à rendre à personne. Il n’y a pas non plus de concours entre voyageurs à celui qui en verra ou vivra le plus. Mais, pour des raisons qui m’échappent, peut-être parce qu’on en parle pas assez. Quand vient le moment ou l’on touche le burnout du doigt en voyage, il y un sentiment de culpabilité qui l’air de rien, prend ses aises et s’installe.

NON, il ne faut pas se laisser faire!

On le choppe par les chaussettes et on le fou dehors à l’aide d’un bon gros coup de pied cul!

Tu as le droit, de voyager ET d’être fatiguée.

Voyager ce n’est pas seulement visiter la statue de la liberté, se baigner dans des eaux turquoises ou faire quelques rando dans la jungle ou la savane. C’est aussi, et surtout, être actif tout le temps: préparer, organiser, réserver, calculer, s’occuper de son enfant (si on voyage avec), lui faire faire ses devoirs, se soucier de nos affaires, être sur le qui vive, avoir nos émotions qui font les montagnes Russe un jour deux, vivre régulièrement des séparations douloureuses avec ces personnes géniales que l’on a rencontré, c’est aussi parfois dormir à l’arrache dans sa caisse ou à la belle étoile et vivre sans confort pendant un moment, et tellement d’autres détails auxquels il faut penser quotidiennement.

On ne va pas nous plaindre certes; on vit nos rêves. Mais, même les rêves ont parfois besoin d’une trève (pour mieux repartir).

La première partie de notre séjour aura donc consisté pour moi à faire un énorme break, du tri dans ma tête et mes projets futurs. Cela fait 8 mois que je voyage et un retour (même s’il n’est pas pour demain) ça se prépare, et ça prend du temps. On ne peut pas (je pense) du jour au lendemain finir un voyage aussi riche et intense, sans avoir une idée de la suite. A moins de vouloir courir droit dans les bras de Madame Mélancolie, ce que je ne souhaite d’aucune façon. Ainsi, j’ai commencé à préparer mon avenir, à répondre aux questions que je me posais ect. Maintenant, j’y vois beaucoup plus clair, et lorsque je poserai pieds et bagages sur le sol Français, je sais exactement dans quelle direction je devrais me diriger. Ça! C’est un grand soulagement, car je pourrais profiter l’esprit plus léger de la suite nos aventures (un poids énorme en moins).


Ce qui m’aura donné petit à petit l’envie de m’ouvrir à nouveau au monde, de découvrir notre nouvelle et belle région; entre la visite des ruines de Tulum dans un magnifique cadre en bord de mer, 3 plongées exceptionnelles sur l’île de Cozumel où j’en ai pris plein les yeux, une excursion dans le parc naturel de Sian Ka’an (j ’en parle ici ), puis dans un village maya à Punta Laguna (j’en parle bientôt!). Des sorties aux rencontres éphémères mais toujours aussi enrichissantes. 

Malgré tout cela, la fatigue physique et émotionnelle ont quant à elles, persisté un moment. J’allais mieux qu’à mon arrivée, mais, ce n’étais pas encore ça. Je me sentais en déséquilibre, je ne retrouvais plus cette harmonie qui m’avais si bien accompagnée depuis le début de notre tour du monde.

 Cure de vitamines, de sommeil, de soleil, de bain de mer. Rien à faire. Mes nerfs étaient à fleur de peau, il me fallait donc essayer autre chose. N’étant pas du genre à me laisser abattre (en tout cas, pas trop longtemps) j’ai décidé de reprendre le contrôle de ce qui était entrain de m’échapper. 
Il était impératif pour moi, d’être de nouveau sur pied en quittant Playa Del Carmen !
C’est ainsi que j’ai décidé de me mettre assidûment au Yoga, à la méditation et me suis offerte une séance de thérapie avec les bols tibétains.
Est-ce que c’est la recette miracle? Je n’en sais rien. Est-ce que ça a fonctionné?
La réponse est: 1000 FOIS OUI!

En cherchant sur GoogleMaps, je découvrais qu’à 20 minutes à pied de la maison se trouvait un studio de Yoga. Je contacte la prof, je me pointe à mon premier cours, j’en suis ressortie enchantée et apaisée. J’y suis aller quasi quotidiennement pendant une dizaine de jours, et la transformation est sans appel; j’ai commencé raide et tendue, j’ai fini plus souple, détendue et surtout seraine.

Aller à mes leçons de Yoga, c’était aussi m’offrir une parenthèse dans ma vie de maman, c’était prendre du temps rien que pour moi. Faire connaissance avec des personnes toutes plus fabuleuses les unes que les autres. Notamment Stacy (Canadienne) la professeur qui donne les cours, ainsi que son mari. Et Dieu seul sait combien ça m’a fait un bien fou. J’ai lâché prise. J’ai partagé de bons moments dans lesquels j’étais à nouveau femme, et non plus que maman. (Pour moi, c’est quelque chose d’important) 

J’ai aussi grâce à Anna, découvert le yoga réparateur au son des bols tibétains, une expérience de détente unique en son genre qui permet de renouer avec son corps, son esprit et sa respiration dans une ambiance de lacher prise absolue. C’est également avec elle, que j’aurais découvert lors d’une séance, la thérapie au son des bols tibétains.
Cette dernière, est sûrement l’expérience vécue la plus cosmique de toute ma vie.

Je suis allongée sur le sol, entourée de bols chantant en bronze de toutes tailles.

Un peu comme en hypnose, on «abandonne son corps ». Les bols claironnent. Tantôt au dessus de la tête, tantôt près des bras, entre les jambes ou au niveau du coeur. Certain sons sont graves, d’autre plus aigus. Les vibrations et les ondes pénètrent chacun de nos membres. Le corps lui, reste inerte, plus un doigt ne bouge. On ne se sent même plus respirer, c’est comme s’être déconnecter complètement de son enveloppe corporelle, on sort de son corps, puis, on décolle. On se balade dans d’autres dimensions. Il se passe tout un tas de chose, il est difficile d’en décrire toutes les sensations, ou ce que l’on peut « voir ». Je pense que c’est aussi quelque chose de très personnel finalement, et que c’est définitivement une expérience à avoir au moins, un fois dans sa vie.

La séance dure une heure. Mais on part tellement loin, que le temps n’existe plus.
Je me suis réveillée dans un état « second » un pied sur terre, l’autre dans l’espace. Je suis restée perchée un bon moment. Ce n’est vraiment qu’en fin de soirée que je suis « totalement revenue ».

Alors pour les sceptiques, non, je n’ai rien bu, rien prit, rien fumer (rire). En fait l’état de « trans » , est très proche de celui en hypnose. Si on arrive à laisser aller son corps, on peu vivre une expérience vraiment hors du commun. C’est sûrement, un des plus beaux cadeaux que je me sois offert dans un moment comme celui-ci (après le tour du monde).
 

A l’heure où j’écris ces lignes, je vais clairement mieux. Je me sens à nouveau d’aplomb et prête à retourner explorer le monde pour vivre de folles épopées! Et ! J’ai remis le Guatemala sur notre itinéraire (En arrivant au Mexique j’avais perdu mon côté téméraire et aventureux). Il nous reste donc encore 15 jours au Mexique avant de passer la frontière terrestre Guatemaltèque pour un autre 15 jours. Boulimie de visite de ruines Maya, de chocolat et ascension de volcan sont au programme !

On sous estime encore beaucoup trop le pouvoir de la méditation, du travail sur la respiration, et les bienfaits que cela nous apporte. Ça peut réellement changer une vie. Les médecins ont toujours tendance à nous prescrire des calmants, des anti-dépresseurs, et toute l’artillerie qui va avec. Mais si au lieu de prescrire des médicaments jusqu’à en abrutir le cerveau, ils prescrivaient plutôt des séances de yoga, de sport, de méditation, d’acupuncture, de balade en bord de mer ou en forêt, le monde ne s’en porterais que mieux. (Peut-être que les lobbies pharmaceutiques commenceraient (éventuellement) un peu à faire la gueule...! Le peuple qui se met à prendre soin de soit! Et puis quoi encore?)
Alors, c’est certain, ça demande plus d’effort, ça demande de se bouger, parfois de se faire violence. C’est clairement plus difficile que d’avaler un cachet. Cependant, le plus dur, c’est le premier pas, après le premier pas vient la gratification, la fierté d’avoir réussit, de l’avoir fait, même si ce n’est qu’un tout petit pas, il est important, car on a choisit de le faire. Ensuite il faut le répéter, et il ne faut pas se donner de choix, ou d’option. C’est un rendez-vous que l’on prend avec soit même, et il faut l’honorer.
La fatigue, bébé qui a vomit, une journée de merde, la flemme, le ménage à faire qu’on ne fera pas parcequ’on aura choppé son téléphone pour scroller facebook ou insta pendant une heure, le nouvel épisode de ta série à ne surtout pas manquer, je suis trop si, ou pas assez comme ça, ne c’est pas le bon moment ou que sais-je, ne sont que des excuses que l’on se donne pour ne pas avoir à faire cet effort, et je sais à quel point, par moment, ça peut être une épreuve. Mais il ne faut pas se mentir à soit-même, il y a toujours des solutions pour s’accorder cette petit moment dans la journée ou dans la semaine rien que pour nous. Et notre bien-être, devrait toujours être une priorité, jamais une option. Ce n’est pas être égoïste, que de vouloir prendre du temps pour soit.
Comment espérer rendre les autres heureux si on ne l’est pas pleinement soit-même?

Prend le temps d’écouter ton corps, lâche prise, accorde toi du temps sans culpabiliser. Que tu sois en voyage, ou que tu sois débordé chez toi, au travail, il faut parfois savoir dire stop et prendre le temps de faire autre chose.
Nous avons tous en nous, la clé pour guérir nos maux émotionnels et réaliser de grandes choses, il faut « simplement » oser aller la chercher, et, ouvrir la porte.  

 

Voyageusement vôtre,

 

Delphine.

 

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