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À la conquête du Manaslu - EP4

November 7, 2018

 

Jour 12 - A la conquête du Manaslu

.

Le réveil sonna à 2 h 20 le matin.
Quelques instant plus tard après avoir remballé nos backpacks, nous étions dehors et puis...quel spectacle grandiose ! 
Un ciel noir profond immaculé de nuages, des étoiles scintillantes telles des boules de feu, une lune ronde brillant ardemment éclairant toute la vallée montagneuse recouverte de neige. Ces paysages lunaires donnaient la sensation d’être sur une autre planète. Jamais je n’avais assisté à une telle fantasmagorie. 


En dépit de cet émerveillement surnaturel, la matinée commençait difficilement pour Estéban. Nous n’avions dormi que d’un œil et peu après le petit déjeuner il fut pris de nausée et renvoya le tout. On lui donna un médicament pour le soulager. Je le forçais à remanger quelques cuillerée de nouille, mais, c’est avec son estomac à moitié vide que l’on partait. Son énergie était au plus bas.


Il était 3h30, nos pas s’enfonçaient dans la neige, le froid fut à la limite du supportable malgré nos innombrables couches de vêtements, vestes et manteaux.


 Respirer se faisait difficilement tant l’air était glacé et étions haut en altitude. Autant je prenais terriblement sur moi en inspirant lentement et en lâchant prise mais Estéban lui en fit les frais. Ce qui engendra une multitude d’angoisse, rendant le début de notre expédition compliquée. Mon fils pleurait à chaudes larmes tout en respirant laborieusement. Je me sentais dépourvue face à son désarrois et de devoir faire un choix à ce moment précis sur s’il fallait continuer ou s’arrêter là, fut une vraie torture. Nos enfants à cet âge ne connaissent pas réellement leurs limites, c’est donc à nous de les poser quand cela devient nécessaire. Mais je ne savais pas quoi faire.
 Nous étions trop loin à présent pour faire demi-tour, alors deux choix s’offraient à nous. Appeler l’hélicoptère ou bien atteindre le sommet à notre rythme en se disant que dès que le soleil serait là, ça ne pourrait qu’aller mieux.

Je perdais pied et toute notion de discernement, alors je me déchargeais entièrement sur mon guide en lui laissant le soin de prendre les décisions, car je n’en n’étais incapable.

Il m’expliquait calmement avec une voix apaisante que, il avait vu Estéban évoluer pendant ces deux semaines de marche et que pour lui il n’y avait aucun danger à continuer, il ne présentait aucun signe alarmant. Que nous l’aiderions et qu’il arriverait jusqu’au bout. 

Je décidais alors de lui faire confiance. Deux autres enfants de l’âge d’Estéban étaient présent sur ce trek, on ne tardera pas d’ailleurs à les rencontrer.

Une lueur commençait à percer l’horizon nous redonnant un peu de courage.
Quant à Deepak, il prit Estéban sur ses épaules (en plus de son sac à dos),( il le portera alternativement) puis nous reprenions notre marche.

Un peu plus tard, nous croiserons d’autres trekkeurs qui nous viendront en aide, et prêteront à Estéban un autre manteau, une cagoule. J’avais espéré que cela arrange la situation, mais il faisait encore nuit, et ça ne faisait qu’empirer. 
Quelques instant encore après nous retrouvions les Ardéchois qui parcouraient le Manaslu à vélo. On nous prêtera à nouveau des vêtements. Estéban accepta même de boire du citron chaud sucré, lui qui a horreur de ça, c’est dire combien la situation semblait être au désespoir...

Il reprit quelques forces, mais tant que le soleil n’était pas levé, il était hors de question de s’arrêter au risque de geler sur place. Les arrêts à répétition pour encourager Estéban m’avait glacé chaque partie de mon corps. Lorsque je bougeais les bras ça faisait comme si l’on m’enfonçait des milliers d’épines dans la peau. Mes cuisses étaient endolories par le froid, et mes doigts, malgré les gants avaient du mal à s’articuler.


Vers 8h le soleil enfin commençait à se lever et à inonder la vallée de sa lumière, apportant avec lui la chaleur et le réconfort tant attendues. A ce même moment les Italiens et autres sherpas firent leur apparition. 
Samantha (l’Italienne) lui sortit un nouveau manteau à rajouter par dessous tout ce qu’il portait déjà. Et son ami lui offrit une barre de céréales, laquelle était entièrement gelée, comme l’eau que contenait nos gourdes. Je dû mordre dedans tel une mère pour nourrir son oisillon.

A tour de rôle guides et sherpas porteront Estéban sur le dos. Quant aux Italiens, adorables qu’ils sont, restèrent à nos côtés, se calant sur le rythme de mon fils en chantant des chansons, en l’encourageant jusqu’à ce qu’on atteigne le col.

Je gardais mon calme tant bien que mal, mais en réalité, je n’avais qu’une envie c’était moi aussi de pleurer, l’épreuve était dure, de voir Estéban ainsi (bien qu’à ce moment-là il commençait à aller mieux et avait retrouver des forces et son sourire), je culpabilisais terriblement car je n’étais plus capable de rien gérer de cette situation.


Le soleil nous frappait de plein fouet de ses rayons et commençait à rendre la marche plus agréable. Mon garçon lui, enchainera marche et portage.

Malgré la situation, je ne manquais pas d’observer notre environnement et ses paysages rocheux, peint dans un mélange de blanc et d’ivoire, encerclé de montagnes aux pieds desquelles sagement se reposaient des lacs gelés recouverts de poudreuse.



Au fur et à mesure que montions, à mon tour je me sentais mal.
Ma respiration était plus saccadée et faible. Chaque pas devenait pénible et m’essoufflait laborieusement. Le mal de tête commençait à me prendre, ma vision n’était plus très nette, un coup noir, un coup aveuglée. Je mourrais de chaud et me mis à transpirer fortement. Il ne restait plus que quelques mètres à parcourir avant d’atteindre les 5100. Estéban était déjà en haut. Je décidais de ne rien dire et de poursuivre jusqu’au bout.

C’est au bord de l’évanouissement que j’arrivais en haut, quand soudain, j’aperçus enfin notre point d’arrivée. Il était 9h30, nous avions marché 6h durant, et ça y est! On y était ! 
Je lâchais toute la pression contenue pendant la matinée et me mis à pleurer toutes les larmes de mon corps. Deepak me prit dans ses bras me félicitant, je le remerciais mille fois d’avoir aidé, soutenu et cru en Estéban, de nous avoir mené en haut. 
Et c’est en pleurs qu’Estéban et moi nous nous jetions dans les bras l’un de l’autre.

Non sans péripéties, mais nous avions atteint le but de notre trek. Ce pourquoi nous avions marché tant de kilomètres, traversé tant de ponts, arpenté tant de chemins tantôt dans la forêt, tantôt dans la montagne.

Oui, on l’avait fait! Combien j’étais fière de lui, de nous ! Je n’en croyais pas mes yeux! Le film de nos journées s’était refait en accéléré dans ma tête, je ne pouvais plus m’arrêter de pleurer, de fierté, de soulagement. Quel bonheur les amis, si vous saviez quel bonheur!

Toutes les souffrances de la matinée s’étaient envolées ne laissant de place plus que pour le bonheur d’être là et d’avoir relevé le défi.

Vous auriez vu la joie et la fierté dans le regard d’Estéban, je n’avais jamais rien ressenti d’aussi fort en l’observant. Son sourire, ses larmes, les étoiles dans ses yeux. Un moment gravé pour toujours dans mes souvenirs.


Nous retrouvions les randonneurs croisés plus tôt qui félicitèrent grandement mon fils en Anglais, en Français, en Italien, en Népalais, un vrai moment de gloire. On le gâtait de gâteaux et autres barres chocolatés.


Je contemplais cet endroit avec les yeux d’un enfant émerveillé. Je pourrais en raconter chaque détail avec une précision minutieuse, cependant, il faut vraiment le vivre pour en ressentir toutes les sensations et les émotions.
Jamais je n’avais vécu quelque chose d’aussi fort.




L’euphorie passée, il nous fallait nous remettre en route car nous n’avions fait là, que la moitié du chemin. Un autre 6h de marche nous attendait pour redescendre.
A partir de là, ce n’était plus que de la descente. Pas des plus faciles car en pente, sablonneuse, jonchée de pierre roulant sous nos pieds.

Un nouveau tableau s’offrit à nous, celui des Annapurna que l’on pouvait admirer au loin.



Estéban accablé par la fatigue me refit une scène, mais moi même éreintée et plus à même de prendre sur moi, et ne pu contenir ma colère:


- écoute, là, ça suffit, on a passé le plus dur, tout le monde t’a aidé, tout le monde t’as soutenu, il n’y a plus de montée, il fait beau, il fait chaud, tout le monde est à présent loin devant. Pour moi aussi c’est dur, alors tu vas arrêter ça tout de suite et dès maintenant prendre sur toi et avancer gentiment, on y va à notre rythme, je ne te presse pas, alors il n’y a aucune raison de broncher! Donc hop, t’en est capable, on y va !

 (Alors je vous vois venir, oui ce n’est qu’un enfant et c’est dur je le sais très bien... et moi, je ne suis qu’un imparfait humain qui sur le moment ne pouvais plus encaisser. Cependant notre amour est plus fort que tout, il ne m’en tiendra pas rigueur, c’était même oublié dès l’instant d’après).

Ça aura eu le mérite d’être clair car de là il n’a plus rien dit, s’y est remis de bon pied me laissant même à la traine derrière, bavard et souriant jusqu’à l’arrivée dans notre nouvelle guest house à 16h30.



Nous avons descendu tout l’après-midi dans une immense vallée venteuse dominée par les pics enneigés, dont la montagne tueuse qui se dressait majestueusement en arrière-plan du village que nous approchions d’avantage.
Le site donnait l’impression d’être dans un dessin animé de Miyazaki. Je rêvassais et chantonnais la chanson de Nausicaa de la Vallée du Vent.



Quelle journée!
Je peinais à réaliser que nous avions marché depuis 3h30 ce matin. Tout ce qui s’est passé semblait tellement surréaliste, tout droit sorti d’un roman.
Ça avait été dur, mais ô combien incroyable!

Quelle expérience de vie, et humaine ! Toute cette solidarité qui s’est déclenchée pour aider mon fils à aller au bout de l’aventure.



Je remercie sincèrement du plus profond de mon cœur, notre guide et ami Deepak, les cyclistes ardéchois, le couple anglophone, les Italiens Samantha et Luis, les autres guides et sherpa qui ont porté Estéban. Sans vous tous, c’eut été sûrement plus compliqué encore voir peut-être impossible.

Un immense merci!
 

 

J - 13 La redescente.



L’ambiance dans notre avant dernière guest-house était des plus calmes.
Nous y retrouvions nos amis Italiens et un autre couple. Mais chacun vaquait à ses occupations. 

Quant à moi, après avoir fait le tour des guest house pour restituer tous les biens prêtés, je me plongeais également dans mes petites affaires autour d’un thé.



La veille avec mon guide, nous décidions de gagner une journée sur le chemin du retour. Au lieu de marcher 6h le samedi puis 4 le dimanche, nous combinions ces deux journées en une.
J’étais fatiguée ; d’être restée deux semaines sans pouvoir parler à mon homme devenait une torture, et je crevais d’envie de lui parler, de lui raconter tout ce que l’on avait vécu, de me laver, d’être dans une chambre au chaud, de retrouver un peu de confort.



Nous quittions le village à 7h le matin.

 Le panorama enneigé et désertique avait laissé place à des forêts aux couleurs chatoyantes, des forêts de pins verdoyants et rochers recouverts de mousse, de rivières se versant ici et ailleurs, sur fond de montagnes dominant le ciel bleu. Quelques kilomètres plus loin, nous quittions le parc du Manaslu pour entrer dans celui des Annapurnas.
Nous descendrons ainsi des heures durant.

A l’heure de déjeuner, nous prenions place à la terrasse d’une charmante tea house cachée derrière la forêt.

Le cadre était idyllique et reposant. Chaises et tables reposaient sur du gazon, chacun se prélassait au soleil. Tous arboraient un visage serein, détendu, la pression des derniers jours s’était envolée et ça se voyait.


Après avoir repris des forces, nous poursuivions notre descente. Les paysages changeaient à vue d’œil, c’était impressionnant. Nous marchions en pleine campagne, puis a flanc de falaise.
Nous avions vue sur des rochers de la taille d’une montagne, recouverts d’une végétation dense faisant penser à la jungle, la rivière nous suivait toujours.

A ce stade de la journée je n’arrivais plus à tenir la cadence. 

Mes pieds et mes genoux n’étaient que douleurs. Estéban était déjà loin devant avec notre porteur, il paraissait minuscule, pendant que je trainais péniblement mes guiboles.
Je ne voyais pas la fin de cette marche. C’était près de 24 kilomètres d’interminable descente sur des sentiers difficiles. Je cumulais la fatigue physique et émotionnelle de la veille, j’avançais en souffrant en silence. À bout de force, j’ai cru ne jamais y arriver.


A 17h30 la délivrance! Enfin j’étais arrivée à notre dernière étape du trek. Mon fils était déjà là depuis vingt minutes et buvait un coca en compagnie des cyclistes ardéchois.
Je m’assis avec soulagement, et tous ensemble nous prenions festoiement l’apéritif pour célébrer la fin du Manaslu!

 


Le retour à basse altitude annonçait aussi le retour du wifi et des téléphones. Chacun s’était rué sur les nouvelles manquées pendant deux semaines. Je suivis le mouvement, m’empressant d’écrire à mon tendre amour. La connexion était très limitée, mais qu’importe! 

Quelle joie c’était que de pouvoir désormais lui écrire, lui raconter nos dernières péripéties, partager mes émotions, savoir comment il allait, le bonheur était complet.
Un peu plus tard dans la soirée, le père franco-irlandais nous rejoignit avec sa fille. Chacun partageait ses impressions, plus d’un se sont laissé surprendre par les conditions et le froid de la randonnée jusqu’au col.


J’étais à la fois contente que ce soit fini, et déjà nostalgique.


Vers 20h30 nous rejoignions nos quartiers. En arrivant dans la chambre c’était l’effroi le plus total! Il y avait, non pas 1, 2, ni 3 ou 4 mais 5 !! 5 araignées de tailles diverses et variées posées sur le mur, au plafond... C’en était trop pour moi. J’envoyais Estéban chercher Deepak pour évacuer l’envahisseur, ce qu’il fit tout en rigolant. 

Il me disait que pour les népalais les araignées étaient semblables aux lézards. Bhen croyez moi, j’aurais préféré faire la colocation avec les lézards!
 

 

J’ai eu du mal à fermer l’œil cette nuit-là. Je me repassait en boucle le film de nos aventures, les sensations, l’excitation et l’appréhension du départ.


6h, le réveil sonnait.
  

 

 

J-14 le retour à Katmandu.



Tôt le matin nous devions prendre la Jeep. La grande et agréable surprise fut de partager la voiture avec les Irlandais et l’Australien.

La route me donnait encore des sueurs froides. On peut parler de l’avion dangereux pour l’Everest, mais la jeep qui frôle les bords de la « route » donnant directement sur le vide tout en étant secoué et malmené, n’ai rien à lui envier.

C’est tout aussi dangereux sinon pire, car le cauchemar ici durera 4 longues heures.

Notre conducteur, qui plus est, conduisait en téléphonant. Il faudra le reprendre à plusieurs reprise pour qu’il daigne arrêter d’y répondre.

A peine une heure après notre départ, monsieur s’arrêtera pour prendre son petit déjeuner... (pourquoi le prendre à 6 ou 7h comme tout le monde à la guest house, quand on peut le prendre à 8h ?)
Il nous fera patienter et à tous perdre patience une heure durant. Car en plus de cela, il prit son temps pour régler quelques affaires personnelles. J’étais d’une humeur massacrante ce matin là, d’autant plus que cet individu nous prenait de haut et ne se prenait pas pour le cul de la poire. 

En effet, il faisait partie d’une caste supérieure à celle de nos guides et porteurs, du coup personne n’osait trop lui dire quoi que se soit. 
Sauf que moi sa catégorie sociale c’est bien le dernier de mes soucis.



- Ok, on peut y aller maintenant? Ça fait une heure que tu nous fait poireauter comme des imbéciles pour tes affaires personnelles alors que l’on t’as payé pour faire ton travail, pas pour prendre ton petit dej et régler tes problèmes. Ou la moindre des choses serait encore de nous expliquer pourquoi l’on prend du retard. On a tous une longue journée devant nous, on a un autre bus à prendre, donc on arrête de perdre du temps et on y va, c’est bien compris?



- Je dois régler un truc important et j’arrive, ok ?



- Non c’est pas ok, il n’y as pas de truc important, t’es payé pour nous conduire, donc arrête de nous prendre pour des idiots, on y va, il n’y a pas à discuter.



-*soupirant* j’arrive dans une minute.



En effet, quelques instant plus tard, nous roulions à nouveau. Il était visiblement énervé, roulait vite et dangereusement, claquant son chewing gum fort sous sa langue, répondait au téléphone en mettant son haut-parleur tout hurlant à son interlocuteur dans nos oreilles.
Et puis ce qui devait arriver, arriva, une roue crève.


Il passe plusieurs appels pour que quelqu’un vienne l’aider. Car de caste supérieure, ce brave garçon ne voulait pas se salir les mains (réponse de Deepak après lui avoir demander pourquoi il ne changeait pas tout simplement la roue).

 


Que d’agacement, je méprisais ce type au plus haut point. Le sang me montait nerveusement dans les joues. Je m’approche de lui et aussi sèchement que possible lui lâche:


- Mais t’es sérieux là? Tu ne sais pas changer une roue? Même une femme fut elle la femme du président saurait le faire !



Je soupire lourdement et râle en français quand il finira par changer sa satanée roue et 20 min plus tard nous étions repartis. J’étais lasse et à bout de nerfs.
Nous arrivions enfin à destination.



 On se posa une petite heure, puis le bus pour Katmandu arriva.

Agréablement surprise par le confort de ce mini bus et de la route pas trop amochée, c’est sans encombres que nous arriverons vers 20h à notre hôtel.




C’était l’heure de se dire au-revoir avec Deepak. C’est le cœur lourd que nous nous disions non pas adieu mais à une prochaine. Il avait été merveilleux avec Estéban, d’une grande bienveillance, il a fait un travail admirable. Il allait bien nous manquer. Je le vis ravaler ses larmes tout en s’en allant.

A peine un pied dans la chambre, je me ruais précipitamment la première sous la douche. Vous ne pouvez imaginer le bien-être tout entier qui m’envahissait à ce moment précis. Une vraie salle de bain, de l’eau chaude, l’odeur du shampoing, la mousse ! L’extase ! J’y passais bien 20 ou 30 minutes avant de laisser la place à mon garçon. 

Ce après quoi nous nous rendions dans cet Irish pub où nous étions déjà allés.



- Deux végé burgers, un coca et une bière s’il vous plait.



Nous dinions sur fond de concert rock, Estéban jouait au billard, je discutais avec des personnes autour de moi. Le contraste entre le jour d’avant et ce soir-là était saisissant. Bouleversant même.
Nous étions revenus dans notre réalité.


De retour à l’hôtel Estéban s’endormit vite. Quant à moi, je passais ma soirée au téléphone avec l’homme que j’aime, m’endormant à moitié au son de sa voix. Quel bonheur de l’entendre.

Comme je l’aime...



J’avais espéré faire une grasse matinée, mais l’habitude du téléphone sonnant à 6h du matin eut raison de moi. 

6H15, les yeux grands ouverts, nullement l’envie de me rendormir.

Estéban se réveilla à son tour moins d’une heure plus tard.

 Nous décidions donc de nous lever.
Je faisais du tri dans nos sacs à dos puis l’on se prépara à sortir prendre le petit déjeuner. 




A peine quelque mètres en dehors de notre hôtel, dans la rue principale de Thamel, nous tombions tout à fait par hasard sur Mike et puis Nick. A peine le temps de nous retrouver que voilà un autre trekkeur avec qui nous avions fait un bout de chemin quelques jours plus tôt (un américain avec ses deux enfants de 8 et 11 ans).
Ça avait des allure de happy end à la fin d’un film. Nous étions tous si heureux de nous retrouver. On se prenait dans les bras, la discussion allait à vive allure, on ne savait plus où donner de la tête. 
Avec Mike et Nick, nous décidions de nous retrouver pour l’heure de déjeuner avec Jim.
 L’Américain et ses enfants reprenaient leur route nous souhaitant bon voyage. 
Quant à Estéban et moi, nous allions déguster viennoiseries, thé et chocolat chaud à la terrasse de notre boulangerie préférée à Kathmandu.




À suivre...  

 

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