Gokarna, une autre dimension.

September 30, 2018

 


Quatre jours de fare niente sur les magnifiques plages isolées de Gokarna. Après trois semaines de cavales aux rythmes effrénés des villes, ça nous à fait un bien énorme!

Bien entendu, comme rien n’est jamais simple en Inde, se fut un périple interminable et éprouvant que d’atteindre ce petit coin de paradis.

Le matin de notre départ, un bus devait partir à 6 heures du matin, direct jusqu’à Gokarna. Mais voyez-vous les amis, s’eut été bien trop facile, alors la pluie s’est décidé d’ajouter un peu de sauce (trop) pimentée à notre voyage, rendant les routes impraticables, par conséquent causant l’annulation de notre bus.
A 5h30 du matin, je me retrouvais avec mon fils et nos deux sacs à dos, prise au dépourvue, car le chek-out de l’hôtel étant fait, en prenant en compte qu’à 5h30 il fait nuit, et que toutes les rues sont désertes, je n’avais pas d’autre choix que de partir.

Je demande alors comment me rendre à ma destination, et là! Un grand sketch... Pas un seul contrôleur ne me disait la même chose, pire ils se contre-disaient entre eux ne sachant pas se mettre d’accord. Et pendant un quart d’heure je me ferais trimballer de quai en quai.

-Il faut aller à Hassan et après prendre le bus pour Mangalore!

-Il faut prendre ce bus là, il va direct à Mangalore!

-Finalement le bus pour Gokarna part!

-Non non il ne part pas, il faut aller à Hassan et prendre un autre bus!

Au final l’itinéraire Hassan, Mangalore, Gokarna est celui qui est le plus souvent ressorti dans leur conversation. Alors je me suis lancée, advienne que pourra!
C’était donc partie pour une journée interminable dans les bus de Ville du Karnataka.

Premier bus jusqu’à Hassan: 3h. Arrivés 9h.

Deuxième bus jusqu’à Mangalore 5h30. Départ 10h, arrivée 15H30.
Sûrement le pire trajet en bus que nous ayons jamais fait de notre vie! Nous descendions à flanc de montagne, bordant des gorges sur une route quasi inexistante, remplie de crevasses, complètement détruite, étroite, sur laquelle se sont croisés tout le long bus et camions. Nous avons été malmenés, secoués, balancés, fesse décollant violemment du siège pendant les 5 heures de routes.
Fort heureusement, les paysages étaient à couper le souffle, de la forêt vierge, des cascades, des plaines, à perte de vue, un spectacle grandiose.
C’est avec la migraine, tête prête à exploser que nous arrivions enfin un bon port.

Troisième bus jusqu’à Gokarna 5h. Départ 22H30 arrivée 3h30 du matin.

Entre Gokarna et Mangalore nous avons passé après-midi et soirée dans un café/jeux de société à l’intérieur d’un centre commercial. Ils y sont tous passé: Scrabble, Puissance 4, Otello, Snake, les petits chevaux, le tout arrosé de smoothie et de brownies. Le soir était vite arrivé.

Nous rencontrerons une bonne âme en chemin qui nous accompagnera jusqu’à notre arrêt de bus. Nous n’avons pas demandé nos restes dans le bus et avons dormi à point fermé, allongés sur nos couches.
Le bus nous déposera à 3h du matin...sur le bord de l’autoroute. (Oui, jusqu’au bout cette journée!)
J’en rigole en l’écrivant aujourd’hui, parce-que au final, il vaut mieux en rire. Je crois que l’Inde aura toujours son lot d’émerveillements et son lot de galères.

J’avais pendant notre trajet réservé un taxi, qui, Dieu merci, était là à l’heure. Car, je peux vous garantir que dans le genre glauque et flippant, le bord de l’autoroute (non éclairé), c’était pas mal (rire)!

À 3h30, nous pouvions enfin nous jeter sur notre lit et dormir à point fermé.

Quelques heures plus tard, après nous être reposé, nous découvrions à quelques minutes à pied, Kudle beach.
Et là, un bien-être inimaginable nous a envahit. Un vrai coin de paradis. La mer à l’horizon infini, les plages de sables fins bordée par la jungle, une brume constante entourait la plage apportant un peu de mystère aux paysages qui nous entouraient. Les vagues formaient de magnifique rouleaux venant se jeter avec grâce sur le bord de la plage, ou s’écrasaient majestueusement de toute leurs forces contre les rochers, s’éclatant dans toute leur grandeur dans un impressionnant spectacle.
Les plages sont vastes et quasi désertes. On peu chaque jour voir ce petit troupeau de quelques vaches faisant leur promenade, ou se faisant dorer la pilule au soleil. 

Cet endroit est un havre de paix qu’il sera difficile de quitter.

Nous avons rencontré des nouvelles personnes (touristes) avec qui nous avons partagé brins de conversation, repas ou bière sur le front de mer.
Gokarna c’est grand et petit à la fois. Car tous les jours nous croiserons pratiquement les mêmes personnes. Une petite routine s’est vite installée. Après avoir perdu tout nos repères depuis un mois maintenant, ça nous a fait énormément de bien de nous reposer ici, de rencontrer des nouvelles personnes avec qui parler, échanger nos impressions sur le pays et partager.

Chaque jours, nous avons beaucoup marché pour découvrir les alentours, mais nos journées se sont principalement résumées à “Fareniente” à la plage, à manger face à la mer, profitant le soir de magnifiques couchés de soleils embrasant le ciel de rose, de orange ou encore de violet, dans une ambiance lounge dans laquelle on se laisse transporter sans réticence. Gokarna dégage quelque chose de vraiment spéciale, le temps semblait s’arrêter. Il y faisait bon vivre. On se sentait léger. À la fois plus vivant que jamais, et complètement déconnecté de la réalité. C’était comme èrer dans une autre dimension.

L’aventure reprend sa route ce soir. Nous prenons le bus de nuit à 19h35 en direction de Mumbai qui ne sera qu’une ville étape où nous passerons une nuit avant de reprendre le train jusqu’à Jaipur tout au Nord de l’Inde pour 20 heures de voyage.

Le fait de remonter vers le nord, signifie aussi que l’Inde touche doucement à sa fin. Dans une dizaine de jours, nous traverserons à pied la frontière Népalaise pour la suite de notre voyage.

 

 

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