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5 nuits à Kodaikanal

September 23, 2018

 

C’est ici que j’ai appris à apprivoiser les Indiens, et à les apprécier comme ils étaient, malgré quelques aspects qui peuvent parfois s’avérer être très agacant!

Pour ma deuxième journée qui commençait donc sans éléctricité et par conséquent sans eau chaud, nous avions été convié avec Estéban chez les amis de Théo qui vivaient à quelques kilomètres de là, pour aller randonner dans les montagnes de l’arrière pays. C’est Ashok qui vint nous chercher en scooter, et c’est à l’indienne, à trois sur l’engin, Estéban au milieu, que nous roulions jusqu’à leur maison.
J’étais la seule nana dans cette garçonnière. Pas très à l’aise au début, mais ils s’étaient tous montré amicaux et accueillants.

Après quelques chai, parties de carom (le billard indien), et avoir dévoré quelques sandiwsh épicés préparés par nos hôtes, nous nous métions en marche avec les 5 garçons ( mon fils compris).
Je découvrais ébaillie le calme et les nuances de verts de ses montagnes qui nous entouraient. Le temps menaçant nous offrait un spéctacle mélancolique de contraste gris et noirs qui dans ses décors à l’horrizon infinie  inspiraient à la poésie (j’en suis sûre, Châteaubriand en aurait tiré quelques vers).
Pendant le parcours nous avions le droit à un cours de Botanique de la part de ces messieurs, et me faisaient découvrir entre autres, une fleur extrêmment rare qui ne fleurissait qu’une fois tous les 12 ans.
Nous avons passé un agréable moment de découvertes et de convivialité.
Le soir on nous ramenait à l’hôtel. Cette fabuleuse journée m’avais permise d’apaiser les péripéties de la veille.

Dans cet Hôtel, il y a toujours un problème de wifi qui ne fonctionne pas. Pas que je ne puisse pas m’en passer, mais j’en ai besoin pour travailler sur mon blog, prendre des nouvelles en France, surtout de mon amoureux et pour faire cours à mon fils (oui parfois j’ai des lacunes, j’ai besoin de réviser moi aussi (rire).)
Par chance, ce soir là, le propriétaire de l’hôtel était présent, je lui exposais alors mon problème, que j’étais voyageuse en tour du monde seule avec mon fils pour un an, que je tenais un blog car j’avais des projets, que je pouvais difficilement donner des nouvelles à mon “mari” qui s’inquiétait ect. Et que sans internet, je ne pouvais ni travailler, ni contacter mon pays.

Et là les amis! Ma bonne étoile est intervenue. Le patron est en fait propriétaire d’une chaîne d’hôtel “NH Hospitality” et me propose de me faire changer d’hôtel, qui serait bien plus confortable et luxueux que celui-ci, et que c’est à sa charge, je ne paye aucun supplément. Il me donne rendez-vous le lendemain matin à la récéption à 10h, il tenait à se charger personnellement du transfert.

Chose promise, chose dûe, il nous conduisait quelque kilomètre plus loin dans notre nouveau “chez nous” pour les trois nuits restantes.

En chemin il me parle de son projet. Il a plusieurs hôtels notemment aux Emirats arabes Unis (où il a été plusieurs fois récompensé), au Srilanka, puis maintenant il commence son implantation en Inde. Dans ses hôtels il souhaite avoir 70 à 80 % de femmes travaillant. Il lui tient à coeur d’aider les femmes à devenir indépendante financièrement et à s’émanciper. Qu’importe qu’elle soit étudiante, mère seule avec un enfant, femme seule, ou mariée. Il veut les aider à évoluer dans la société, les former et leur offrir un métier. J’ai pu à cette occasion tourner une petite vidéo dans laquelle il explique lui même son projet et pourquoi il est important d’aider les femmes et surtout de les respecter.
A son échelle, lui aussi, essaye de changer le monde. On peut être patron d’une grande chaîne d’hôtel et vouloir aider son prochain. Il s’apelle Nesar.

Arrivés, il nous offre une tasse de thé, puis nous ouvre les portes de trois chambres, toutes plus classes les unes que les autres, et nous propose de choisir dans laquelle nous souhaitons poser nos bagages. Je laisse le choix à Estéban, qui (forcément) choisi la plus belle et certainement la plus chère  (rire)!
Nesar nous remis les clés de la chambre, il souhaitait nous présenter à sa femme le mardi qui suivait.
Quelle chance les amis! On passait d’un frigo au confort rudimentaire, à une chambre où la nuit valait le prix de la semaine que j’avais payé dans l’autre! Je n’en n’attendais pas tant, à l’originie je lui demandais juste de trouver une solution pour ces problèmes de connexion.

Le jour suivant nous partions avec un chauffeur à la découverte du “Wild life Sanctuary”” de Kodaikanal. Nous avons vu des lieux certes magnifiques, et nos rencontre avec les signes nous attendri Estéban et moi. En revanche, cela faisait un peu trop touriste que l’on trimballe d’un lieux à un autre.

Les deux journées suivantes nous nous reposerons, car nous avons attrapé froid, et puis le beau temps n’était plus au rendez-vous.

Mercredi, le jour du départ, Nesar et sa femme m’ont autorisé à faire le check-out le soir comme mon bus partait à 20h, et m’ont eux même accompagné jusqu’) la gare routière d’où il partait.
En les remerciant infiniment pour leur hospitalité, les repas et petits déjeunés qu’ils nous ont généreusement offert chaque jour, une dernière étreinte et puis nous nous séparions.

Quelques instant plus tard, Théo nous rejoingnait, nous faisions à nouveau la route ensemble!

Je découvrais par la même occasion notre carrosse, qu’elle surprise se fut de découvrir ce petit bouboui ressemblant vaguement à un Van amménagé d’une dizaine de sièges. Nous étions tous à l’étroit dans se bus, pas de place pour les bagages, qui sont partis...Sur le toit du véhicule (tout pour être rassurant (rire))!
Le bolide démarre avec son moteur à cheval entre un bruit de casserole et chaîne de vélo trop rouillée, les lumières s’éteignent, la nuit est noire et les routes....ah ses routes! Je ne compte plus le nombre de fois où mes fesses ont décollé du siège. Dès les premières minutes j’ai su que ce voyage serait encore, très long.
C’est avec étonnement que nous arrivons vraiment très en avance comparé à l’heure indiqué sur nos billets. Nous devions arriver vers 6h du matin, et voilà qu’à 4h on nous annonce que nous sommes arrivés, et que si l’on souhaite être déposé à notre hôtel il faudra allonger encore 150 roupies... Un peu pris au dépourvu nous acceptons donc (mon accolite français et moi).
Nous n’étions pas au bout de nos peines. Arrivés à la réception je vais pour tanter de négocier de faire le check-in maintenant car nous sommes morts de froid et de fatigue. Sur le papier c’était possible. Sauf qu’il m’annonce que pour réserver dans cet hotel il faut être résident indien... 
Ca m’agace terriblement, car je suis passé par booking.com, j’ai bien lu les conditions (même les petites lignes) et il n’étais mentionné nul part quoi que se soit dans se sens. Le gars était près à nous laisser dehors à 4h du mat’, il baratinait des choses qui n’avaient pas de sens, mais Théo intervient et négocie que l’on puisse au moins se reposer quelques heures dans une chambre avant de repartir, car c’est de leur faut si l’on se retrouve dans cette situation. A contre coeur et moyennant 500 roupies (rien que ça) le récéptioniste cède. Nous pouvions rester jusqu’à 9h pas plus.
Nous repartons quelques heures plus tard en quête d’un nouvel endroit où dormir. À un peu plus d’une demi-heure à pied de là, nous trouvons une auberge de jeunesse très sympa, on pourra enfin, poser nos bagages!
Téo partira faire sa journée de son côté, ne restant là que deux jours il voulait en profiter. Quant à Estéban et moi, nous nous reposerons un peu plus d’une heure avant de repartir. Nous avons déjeuné dans un endroit très sympa pour trois fois rien, puis sommes aller nous détendre aux Jardins Botaniques d’Ooty. Sûrement l’endroit le plus propre qu’il m’est été donné de voir depuis notre arrivée en Inde!
La journée s’achève lentement, ce soir, nous ne demanderons pas nos restes!
 

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